lundi 25 janvier 2021

RECETTE DU MOIS



Soupe aux légumes

Ingrédients :


1 poireau
6 carottes
1 navet
1 céleri
2 pommes de terre
¼ de chou
1 oignon
1 bouillon cube
10 cl de crème fraîche


Peler, laver et couper les légumes en petits morceaux.
Faire revenir le poireau dans le beurre 10 minutes environ.
Dans votre autocuiseur, mettre tous les légumes et les recouvrir d'eau.
Ajouter le bouillon cube et faire cuire 30 minutes (ou 10 minutes à l'autocuiseur) .
Lorsque les légumes sont cuits, les mixer et assaisonner à votre goût.
Ajouter la crème fraiche.
Mélanger le tout et déguster. Bon appétit.

dimanche 10 janvier 2021

ARTICLE DU MOIS

Saveur du sommeil yogique

 

Paru sur le site du Journal du yoga

 

Le Journal du Yoga D'où viendrait le yoga nidra ?
Pierre Bonnasse Du Seigneur Narayana lui-même ! Le yoga nidra s'inscrit surtout dans la tradition orale et il est impossible d'en situer une origine spatio-temporelle précise et limitée. Les textes l'évoquent en parlant de Vishnu dans son repos éternel. L'iconographie populaire montre Shiva dans la posture du cadavre. La Mandukya Upanishad pose les bases d'un yoga du sommeil. Dans ses commentaires, Gaudapada, le maître du maître de Shankarâchârya, parle d'un yoga « sans contact » (asparsha-yoga) qui n'est pas sans lien avec le yoga nidra... Son propre maître aurait d'ailleurs été Narayana... Tout vient du Soi finalement... et tout y retourne. Il n'y a que le Silence.

JdY Pouvez-vous nous décrire la technique du yoga nidra ?
P.B. En tant que moyen, le yoga nidra déploie tout un éventail de pratiques : pour le réveil, les différents moments de la journée, l'endormissement du soir et la nuit. Il y a des techniques préparatoires, qui jouent avec les différentes poses du corps, du souffle et de la pensée afin d’en observer les processus et de s'éveiller à une qualité d'attention plus fine. Puis il y a les longues séances formelles, immobiles, dans la posture du cadavre (shavasana). Elles commencent par une phase de relaxation, d'observation du souffle, puis de prise de conscience très subtile des corps physique, énergétique et mental. Tout dépend ensuite de l'intentionnalité. La séance peut aller explorer les différentes structures de l'être, les différents états de la conscience, les zones de passage et d'entre-deux, les sens, les désirs, les peurs, les processus mentaux…

JdY Quelle est la place de la structure énergétique dans cette pratique ?
P.B. Essentielle, car elle permet de comprendre les relations qu’entretiennent le corps et l’esprit... Nombre de séances explorent le fonctionnement des chakra (centres d’énergie), des nadi (méridiens), des pranavayu (souffles vitaux de la respiration, la digestion, l’excrétion, etc.) en relation avec la thérapeutique ou la connaissance de soi. La saveur de l’énergie, le ressenti intime de la vie qui nous traverse et nous habite, est une porte d’entrée vers l’Être et la présence joyeuse à soi-même.

JdY Y a-t-il des moments plus particuliers dans le yoga nidra ?
P.B. Quand le yoga nidra arrête de devenir une technique, une action, et se révèle comme une qualité d'être. Quand l'attention s'éveille à sa propre substance. Lorsque le pratiquant disparaît, la peur disparaît, et il y a la présence impersonnelle de la conscience et de la joie pure. Ce n'est alors plus un « moment particulier », mais l'éternité dans laquelle tous les moments se passent. C'est la splendeur de la grâce.

JdY Quelle est la relation du yoga nidra
avec la relaxation ?
P.B. La relaxation, c'est la base. Il faut être relaxé pour entrer profondément en yoga nidra. Plus je suis relaxé, tranquille, et plus je suis disponible, perméable, ouvert à une autre influence. D'abord repérer les tensions ; conscient de ce qui est tenu, averti de ses schémas mentaux, il est alors possible de lâcher prise et de nouveaux degrés de relaxation se dévoilent. Les crispations les plus subtiles se dissolvent dans la lumière de l'attention. Et celui qui tient finit par disparaître. Ou pas ! (Rires.) En combinant la relaxation très profonde à une très grande vigilance, il peut alors m'être donné l'occasion de reconnaître un espace toujours tranquille et par nature libre de tension, qui ni se tend ni se relaxe. Il en émane un doux sentiment de paix et de liberté.

JdY Peut-on parler du yoga nidra comme de la méditation du sommeil ?
P.B. Si vous voulez, mais il s'intéresse autant à l'état de veille qu'à celui de rêve et de sommeil profond. Ces trois états sont liés et on ne peut en comprendre un sans comprendre les autres, et on ne peut comprendre ces trois sans reconnaître la réalité qui les unit. C'est un goût sans ego, une saveur sans objet. Il y a méditation, mais personne pour le faire.

JdY Avec quelles lignées ou traditions vous sentez-vous proche ?
P.B. Du yoga, du vedanta et du tantra. J'ai été profondément touché par les enseignements de Ramana Maharshi et de Nisargadatta Maharaj. La présence du mont Arunâchala demeure toujours en arrière-plan. Côté yoga, je suis plutôt inspiré par les enseignements de Shri Aurobindo, des Nâthayogi de Bénarès, de Shri Anirvan et des maîtres de l'Himalaya. Mais le grand maître reste la vie, c’est d’elle que je me sens proche... Elle est toujours disponible, derrière chaque souffle et entre chacun d’entre eux...

JdY Est-ce important d'appartenir à une tradition ?
P.B. L’important c’est de vivre la Tradition, la laisser être à travers nous. Recevoir et donner des enseignements qui ont fait leurs preuves au cours des siècles, en partager la pratique avec d’autres êtres, c'est essentiel, sacré. C’est l’essence même de la transmission. Cette Tradition est « éternelle », sans naissance. Comment pourrait-elle alors disparaître ? Nous ne faisons qu’Un avec elle, ce n’est pas quelque chose de séparé.

JdY Dans votre livre, quel type d'approche avez-vous privilégié ?
P.B. Conciliatrice des principaux points de vue (darshana) de la philosophie indienne et des enseignements que j'ai reçus. Mais j’essaye aujourd’hui d’adopter l'approche la plus phénoménologique possible. Cela demande d'oublier son savoir à propos des choses pour revenir aux choses elles-mêmes, à leur apparaître, à leur origine. à chaque instant, être témoin de la naissance du monde, de sa résorption. C’est une approche non-préhensive. C'est vrai pour l'auteur et ça l'est tout autant pour le lecteur, qui doit s'approprier la démarche intérieure, vivre l'expérience, l'exploration et le grand vide. C'est là qu'il trouvera le véritable guide et la réponse à votre première question. (Rires.)

lundi 21 décembre 2020

RECETTE DU MOIS



Quiche aux poireaux

Ingrédients


250 g de poireau
25 cl de crème fraîche
20 cl de lait
4 oeufs
50 g de beurre
Poivre et sel

Lavez et coupez les blancs de poireaux en tronçons.
Faites-les cuire dans une sauteuse couverte avec le beurre et un peu d'eau environ 20 minutes.
Une fois cuits, travaillez-les en purée à la fourchette.
Etalez la pâte dans un moule, piquez-la à la fourchette.
Saupoudrez de chapelure et étalez la purée de poireaux.
Battez les oeufs avec la crème et le lait, sel, poivre et une pincée de muscade.
Versez sur les poireaux et saupoudrez de chapelure.
Faites cuire 40 min au four préchauffé à 220°C (thermostat 7-8).

Bon appétit !

dimanche 13 décembre 2020

POSTURE DU MOIS

La sauterelle


Nom sanskrit : Salabhâsana

Bénéfices :

-        Renforcement de la ceinture abdominale, des dorsaux et lombaires

-        Activation de la circulation sanguine

-        Régulation des fonctions intestinales

-        Massage des organes internes (foie, pancréas, reins)

-        Antidote à l’apathie et à la dépression


Contre-indications :

-        Sciatique chronique ou lombaires douloureuses

-        Problèmes cardiaques

-        Grossesse

-        Asthme

-        Glaucome

La pratique du yoga nécessite un enseignement accompagné par un professionnel.

Ne pratiquez pas seuls chez vous si vous n’avez pas reçu les enseignements auprès d’un professeur de yoga.

 


dimanche 6 décembre 2020

ARTICLE DU MOIS

Ressources en soi


J’aimerais croire, comme les sagesses du monde le répètent, que chacun porte en soi des ressources insoupçonnées. Mais comment les découvrir ?

La tradition de notre occident réputé matérialiste a fait sienne l’injonction célèbre du « connais-toi toi-même ». Si nous la comprenions vraiment, nous ne resterions pas plantés là à déplorer que la vie soit si quotidienne. On s’équiperait tout de suite de moyens sûrs pour explorer les dimensions cachées de l’être. On deviendrait scaphandrier de soi-même pour remonter en surface des trésors échoués. Des joyaux dont la possession éblouirait notre entourage : vision tentante où plus d’un chercheur s’est fourvoyé.

Le yoga est en plein accord avec le slogan de la sagesse grecque, mais il nous met en garde contre le piège des pièges : la contemplation d’un ego surdimensionné. Pour mettre à jour nos ressources intérieures, la philosophie éternelle vous guide sur des voies éprouvées. La première c’est l’observation continue de vous-même. L’attention sans jugement portée sur votre contenu de conscience vous amène à mettre en déroute vos erreurs de pensées et de comportement. Ensuite, vous pourriez vous servir de la puissance du son capable de court-circuiter la barrière de l’intellect. A votre portée aussi, la méditation sur les grandes bibles de l’humanité. Prenez la Bhagavad Gita. Vous pourriez terminer votre journée sur une phrase du genre : « Mieux vaut suivre votre ligne de vie même imparfaite que la ligne de vie parfaite de quelqu’un d’autre ». Elle continuerait à agir dans votre subconscient pendant la nuit et vous vous réveilleriez peut-être avec l’intuition géniale d’un mode de vie capable de mettre à jour vos vraies richesses. 

Satsang de Micheline Flak paru dans le n° 138 de Santé Yoga

A lire de Micheline Flak : "Propos sur le Yoga, Au fil des jours" Santeyoga Editions, 2014